Ce message s'adresse bien évidemment à toutes les personnes, qui un jour ou l'autre, découvriront et viendront visiter mon blog.
Pour élever des volailles combattantes, il faut être aguerri dans le milieu avicole, je veux dire avoir de l'expérience, depuis plusieurs années, au contact des gallinacés ( alimentation, maladies, etc...).
Cependant, il ne faut pas oublier et négliger que l'agressivité est innée chez cet animal.Il faut donc se mettre à l'esprit que l'éleveur doit effectuer "un combat quotidien" avec ses coqs pour les alimenter, les soigner et être particulièrement passionné pour supporter ces attaques répétées.
Elever des "volailles combattantes" pour comparer aux élevages d'autres volailles revient pour un éleveur canin à élever des "loups" au lieu de "chiens".Je préviens quiconque voudrait se lancer dans l'élevage de "combattants" que ceci doit être réservé à de véritables passionnés qui s'investiront chaque jour dans les soins généraux jusqu'au "final".
Le "final" pour les "réels amateurs" de volailles combattantes passent obligatoirement par le gallodrome.
Les coqs, arrivés à maturité, ne vivent plus que pour une chose " le défi, le combat", il sont intenables, profitant de chaque opportunité pour s'élancer sur tous types d'adversaires ( chats, petits chiens, humains, etc...).
A ce stade, le gallodrome est l'unique endroit toléré par la loi ( tradition régionale ) où les passionnés se retrouvent et selon la coutume "jouent leurs coqs".
A l'issue du combat, un coq sort vainqueur et l'autre perdant en réglé générale. ( Je tiens à préciser que le fait de conserver un "Combattant" en volière sans jamais le faire battre ne l'épargnera pas forcément de la mort. En effet, ces derniers, s'ils ne combattent pas, font fréquemment l'objet de crise d'apoplexie dit plus fréquemment "coup de sang" à laquelle ils succombent. )
Mais peu importe l'issue du "final" puisque comme tous ses ancêtres l'ont fait et comme tous ses gênes le voulaient, il est né "Combattant" et il est mort "Combattant".
J'invite quiconque à réfléchir à cette question :
- "N'y a t'il pas de plus belle fin pour un animal dont l'instinct est de combattre que de mourir en combattant ?".
Pour relativiser, dans tout autre type d'élevage de volailles, le "final" pour l'animal n'est il pas de finir sacrifié et d'être consommé par son éleveur. ( viandes ).
Il est vrai, que depuis toujours, l'homme utilise l'agressivité naturelle de cette volaille comme un "jeu" et surtout dans la région Nord-Pas-De-Calais où cette tradition est perpétuée de génération en génération depuis des siècles.Il est vrai que beaucoup de gens y sont opposés et trouvent cette coutume cruelle et barbare mais beaucoup d'autres sont pour et la respectent ! De plus qui pour conclure, peut me dire qu'en tant qu'être humain est parfait ?
N'oublions pas d'où nous venons et qui nous sommes ! Il est vrai que les mentalités évoluent pour le bien de tous à travers les siècles mais il ne faut pas que nous oubliions nos coutumes et nous nous devons de préserver nos traditions régionales, signe de notre identité !
Tradition qui permet encore aujourd'hui au "Grand Combattant du Nord" de fréquenter les poulaillers et volières des passionnés et qui, de par son chant et la beauté de ses couleurs de plumage, nous laisse penser qu'il est heureux de prospérer et qu'il est peut être le plus beau gallinacé de la région.
Qu'en serait il advenu si les combats de coqs avaient disparu ? Une race de plus se serait certainement éteinte.....
A travers ces paroles, je ne vous demande pas d'aimer les "combats de coqs" ni ceux qui y participent, bien au contraire !!! Je vous dis restez vous même et continuez à plaider pour les causes que vous défendez ( je pense particulièrement aux gens qui défendent la cause animale et je veux leur dire que je respecte énormément ce qu'ils font ) mais respectez cette tradition locale et les gens qui la font subsister et laissez le "Grand Combattant du Nord" être et demeurer un "Grand Combattant" pour les prochains siècles à venir....